mercredi 9 septembre 2015
Malgré l'article de la loi Macron sur l'affectation par défaut dans le Perco, le salarié est toujours seul face à ses choix d'investissements.
Lorsque le salarié fait un versement sur son Perco sans préciser son choix d'investissement, son épargne est automatiquement investie dans le fonds par défaut précisé dans le règlement du Perco. Alors que son horizon de placement peut être long, le salarié se retrouve avec des parts de fonds monétaire (rendement négatif ou nul) ou de fonds peu exposé aux marchés actions, plus rarement en gestion pilotée.
La gestion pilotée devient l'affectation par défaut pour tous les versements effectués dans un Perco à compter du 1er janvier 2016. (Art.151 de la loi Macron modifiant l'article L3334-11 du code du Travail)
Le législateur, à vouloir faire le bien du salarié, crée des situations potentiellement catastrophiques. Le salarié jeune, peut avoir un horizon de placement long mais il peut aussi épargner en vue d'acquérir sa résidence principale dans un avenir proche. Il ne doit alors pas être investi à 100% sur le marché action. Le vrai sujet est celui du conseil en investissement aux salariés et il n'est toujours pas traité, les salariés restent seuls face à leurs choix d'investissements.
Loi Macron : modifications à la marge des règles d'investissement des FCPE
Sous réserve que le conseil de surveillance du FCPE ou leur gestionnaire se soit emparé du sujet, les salariés-épargnants peuvent avoir accès à des FCPE dont les investissements sont légèrement modifiés.
- Les règlements des FCPE (hors fonds d'actionnariat salariés) pouvaient autoriser le gestionnaire à investir jusqu'à 30% des avoirs en fonds de placement à risques (FCPR) ou fonds de placement dans l'innovation (FCPI). Désormais, les OPCI (Organisme de placement collectif immobilier) sont éligibles à ce ratio de 30%. (L'article159 de la loi Macron modifie l'article L 3332-17 du code du Travail)
- Les FCPE éligibles au PERCO peuvent détenir 10% (au lieu de 5%) de titres non cotés ou titres de l'entreprise qui a mis en place le Perco ou de titres d'entreprises qui lui sont liées. (L'article 149 de la loi Macron modifie l'article L214-164 du Code Monétaire et Financier)
mercredi 24 juin 2015
Class-Actions impossibles pour la retraite et la prévoyance
La Loi Hamon de 2014 sur les class actions exclut les produits de prévoyance et de retraite car les adhérents ne sont pas juridiquement des consommateurs. C'est regrettable, quand on sait les problèmes de rentabilité que peuvent rencontrer les assurés, notamment sur des contrats opaques comme les contrats en points ou en capitalisation viagère.
En
revanche, dans le domaine de l'assurance, les souscripteurs de contrats emprunteurs peuvent en faire. La loi n e fixe pas de
limite de montant.
Il y a 2 procédures pour déposer une class-actions à la française :
- Une procédure standard, plus lourde, qui inclue tous les gens concernés par le litige, avec un retrait possible de chacun (opt-out)
- Une procédure simplifiée en opt-in, via des associations de consommateurs.
mercredi 27 mai 2015
Fonds Euro-croissance ? La concurrence des fonds euro est rude
Les tout jeunes fonds Euro-croissance, (ordonnance du 27 juin 2014,
décret et arrêté du 4 et du 12 septembre 2014) offrent une espérance
de rendement supérieure à celle des
fonds euros classiques en échange d'une garantie moindre (une
garantie du capital à un horizon de 8 ans minimum contre une
garantie du capital immédiate, quotidienne et à laquelle s'ajoute
une garantie de rendement minimum).
Le gouvernement suit de près le développement des fonds Euro-croissance (objectif de collecte de 50 mds € à 5 ans pour 1,5mds réalisé en 10 mois), s'inquiète de la faiblesse des encours, évoque leur faible attractivité et annonce, lors de la commission des finances du Sénat la semaine dernière :
- Ces garanties s'obtiennent en achetant principalement des obligations. Or, les taux de rendement des obligations sont aujourd'hui très bas, un emprunt d'Etat français à 10 ans acheté en mai 2015 rapporte moins de 1% par an. En revanche, l'impact de ces achats sur les rendements d'un fonds Euro-croissance et d'un fonds euros n'est pas le même, c'est une histoire de flux et de stock. Un fonds Euro-croissance est en cours de constitution (100% de flux) et il a un rendement proche de celui du marché, de l'ordre de 1%, alors que le rendement d'un fonds euro, composé majoritairement d'obligations achetées antérieurement avec des rendements supérieurs, est plus élevé car peu influencé (Environ 96% stock et 2% flux en 2014) par les achats faits au bas niveau de taux actuel. Autrement dit, grâce à la mutualisation, en effectuant aujourd'hui un versement dans un fonds euro, vous bénéficiez en partie du niveau de taux passé, ce qui n'est pas le cas en faisant un versement dans un nouveau fonds Euro-croissance. Cette situation, favorable aux nouveaux entrants, s'inverserait si les taux des obligations remontaient à un niveau supérieur au taux des fonds euros.
- La partie dynamique des fonds Euro-croissance va subir le même
effet de flux et de stocks, en défaveur des fonds
Euro-croissance.
Le gouvernement suit de près le développement des fonds Euro-croissance (objectif de collecte de 50 mds € à 5 ans pour 1,5mds réalisé en 10 mois), s'inquiète de la faiblesse des encours, évoque leur faible attractivité et annonce, lors de la commission des finances du Sénat la semaine dernière :
- Un nouvel appel à la prudence (= baisse) sur la rémunération
délivrée par les assureurs dans les fonds euros. Or la
concurrence est très rude entre les assureurs lors de la
publication annuelle des taux de rendement des fonds euros. Quel
assureur va prendre un risque sur un encours de plus de 1 300
mds €, alors que les fonds Euro-Croissance représentent 1,5 mds
€ ?
- Une modification des règles prudentielles de distribution des
résultats dans les fonds euros. Une sorte de hold-up partiel sur
le rendement de cette épargne.
- Le transfert d'une quote part de performance latente pour
l'épargnant qui quitte un fonds euros pour aller vers un fonds
Euro-croissance. Une usine à gaz utopiste.
jeudi 2 avril 2015
Qualité des hôpitaux et cliniques et intéressement financier à la performance des salariés
Intéressant de voir le site scope géré par la Haute Autorité de la Santé, organisme. Son Budget de fonctionnement était de 56,8 millions d’euros pour l’année 2012.
Certains établissements utilisent les résultats de ces indicateurs pour intéresser financièrement les salariés à la performance.
Certains établissements utilisent les résultats de ces indicateurs pour intéresser financièrement les salariés à la performance.
dimanche 29 mars 2015
L'ACS : seulement pour acheter des complémentaires santé validées par la sécurité sociale.
Pour bénéficier de l'Aide à l'Acquisition d'une Complémentaire Santé (ACS), les bénéficiaires potentiels devront obligatoirement souscrire un contrat de santé complémentaire parmi des offres que la Sécurité Sociale est en train de sélectionner, selon une procédure de mise en concurrence, et pour des garanties plancher en optique, dentaire et audioprothèse. Cette démarche vise à limiter et contrôler les offres qui seront faites à ces personnes.
L'aide consiste en un crédit d'impôt. Ce dispositif entre en vigueur au 1er juillet 2015.
L'aide consiste en un crédit d'impôt. Ce dispositif entre en vigueur au 1er juillet 2015.
mardi 24 mars 2015
Valider son stage d'étudiant pour doper sa future lointaine retraite
La loi de réforme des retraites de janvier 2014 avait posé le principe d'une faculté de valider les stages d'étudiant en entreprise dans les périodes prises en compte pour le calcul de sa retraite de base (celle qui procure au maximum un demi plafond annuel de la sécurité sociale, soit environ 18 000 € par an actuellement).
Un décret du 11 mars 2015 précise les conditions de cette validation, notamment :
Des conférenciers déploraient hier le désintérêt des "jeunes" pour le système des retraites par répartition. Cette mesure va peut-être contribuer à redorer le blason du régime de base et à inciter les "jeunes" à "compter leurs trimestres".
Un décret du 11 mars 2015 précise les conditions de cette validation, notamment :
- pour les stages en entreprise, avec convention de stage, donnant lieu à gratification obligatoire,
- au maximum 2 trimestres peuvent être ainsi validés,
- moyennant une cotisation pour chaque trimestre égale à 12 % du plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur au 1er janvier de l’année au cours de laquelle la demande est déposée (soit 380,40 € en 2015).
- pour les stages débutant après le 14 mars 2015.
Des conférenciers déploraient hier le désintérêt des "jeunes" pour le système des retraites par répartition. Cette mesure va peut-être contribuer à redorer le blason du régime de base et à inciter les "jeunes" à "compter leurs trimestres".
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