mercredi 29 janvier 2014

Toujours désirable à 88 ans. L'employabilité à l'assaut de l'épargne retraite ?

Une amie cherche à embaucher une personne âgée de ....88 ans ! Oui, vous avez bien lu : 88 ans, c'est l'âge de Marthe, en pleine forme, cette personne qui est désirée car elle détient une compétence particulière, mais pas si rare après tout : elle repasse comme une fée. De là à dire qu'il est après tout inutile d'épargner car on est employable à tout âge, il y a deux pas que j'ai envie de franchir. C'est vrai, finalement, ce qu'il faut, c'est rester EMPLOYABLE, c'est préserver des compétences professionnelles bankables, comme disent les Américains. Et si le corps (ou la tête) refuse de travailler ? Là, il faut faire jouer une bonne assurance dépendance. Mais l'épargne retraite ? un concept dépassé !!! Bon, ça reste un des métiers de Karente, pour ceux qui veulent paresser à partir d'un certain âge.
Au fait, si vous avez envie d'embaucher un senior, un site existe. 


lundi 27 janvier 2014

Une réforme globale de l'épargne salariale en 2015 ?

Selon un conseiller de l'Elysée qui s'exprime dans un courrier du 15 janvier 2014, le Conseil d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié dit COPIESAS a été chargé de préparer une réforme de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié et doit remettre ses conclusions au second semestre 2014. Des équipes de Bercy et de l'IGAS ont travaillé sur ce sujet en fin 2013, ont reçu un certain nombre d'intervenants et devraient remettre leur rapport fin novembre 2013.
Ces éléments permettent en tout cas d'affirmer sans crainte de se tromper qu'il n'y aura pas de réforme de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié en 2014. Il peut y en avoir une en 2015. Une réforme pour quoi ? D'aucuns reconnaissaient récemment la complexité déraisonnable à laquelle est parvenue la règlementation, ces mêmes personnes militaient pour préserver une "stabilité complexe" plutôt qu'introduire des modifications qui peuvent être perturbantes. Soit.

mercredi 22 janvier 2014

Des actionnaires salariés de la Société Générale obtiennent une indemnité suite à l'affaire Kerviel

Selon cbanque, une dizaine d'actionnaires salariés de la Société Générale ont obtenu une indemnité pour compenser notamment la perte matérielle subie à la suite de la chute des cours consécutive à l'affaire Kerviel. Pourquoi cette poignée de salariés ? Les seuls qui ont eu l'audace d'attaquer leur employeur devant la justice ? Face aux autres actionnaires salariés, l'indemnité est injuste. Et face aux actionnaires lambda, elle l'est peut-être d'autant plus que eux n'ont pas d'avantages fiscaux. 
Souvenons aussi qu'à l'époque de l'affaire Kerviel, l’hebdomadaire Entreprises&Carrières s'était fait l'écho du versement d'une prime à tous les salariés pour compenser la perte subie.

Voilà qui affaiblit l'actionnariat salarié et les avantages fiscaux afférents.

vendredi 17 janvier 2014

Les cotisations patronales aux régimes de frais de santé sont désormais imposées



La loi de finances pour 2014 prévoit que les cotisations à la charge de l'employeur d'un régime collectif et obligatoire en frais de santé sont assujetties à l'impôt sur le revenu, rétroactivement au 1/1/2013. Les cotisations salariales et les cotisations aux régimes de prévoyance collective restent déductibles du revenu imposable.
Dégât collatéral : Le plafond d’exonération fiscale des cotisations au regard de l'impôt sur le revenu est réduit significativement. Il s'établit pour 2013 à 5 925€ contre 8 888 € sous l'ancienne réglementation et à 6 008€ pour 2014.
Ces nouvelles dispositions entrent en vigueur pour l'imposition des revenus 2013 et devront être prise en compte pour le calcul des rémunérations nettes imposables de la DADS 2013. L'employeur a intérêt à expliquer aux salariés, présents ou ayant quitté l'entreprise en 2013, la différence de montant entre le chiffre qui figure sur leur bulletin de paye de décembre 2013 et le chiffre reporté par l'administration fiscale sur leur déclaration de revenus pré remplie.

lundi 30 décembre 2013

Sur couts sur l'optique en France

Voici une sélection d'études montrant les dérapages des coûts des dépenses pour l'optique et les possibilités offertes par les réseaux de soins, tout en sachant rester sélectif :

Mise à jour des DICI des FCPE

Les DICI (pour Document d'Informations Clés pour l'Investisseur) restent plutôt rébarbatifs, mais elles sont très utiles pour informer et donc protéger les épargnants porteurs de parts de fonds d'épargne salariale FCPE ou d'OPCVM à vocation générale.
Ces DICI contiennent des informations variables chaque année comme les performances et les frais prélévés, ces fiches doivent donc être mise à jour. Voici ce que dit l'AFG : "Les sociétés de gestion doivent mettre à jour les informations clés et publier la version la plus récente du DICI sur leur site internet. Elles doivent notamment réaliser une actualisation de ces données : Au moins une fois par an, au plus tard 35 jours ouvrables suivant la fin de l’année calendaire (pour intégrer au moins la mise à jour des performances)"

jeudi 19 décembre 2013

Tracer les détenteurs de contrats d'assurance-vie

Les députés viennent de voter (Loi de finances rectificative pour 2013 votée le 18/12/13) l'obligation pour les assureurs de déclarer, à compter du 1/1/2016, les principales données des contrats d'assurance qu'ils gèrent et dont l'épargne dépasse 7500€. 25 millions de contrats seraient concernés.

Ces données seront compilées dans un fichier appelé FICOVI, conçu sur le modèle du fichier FICOBA, fichier des comptes bancaires, qui lui consultable notamment par les agents du fisc, des douanes, de Tracfin, et ....de Pôle Emploi.


Ce fichier devrait utilement permettre de lutter contre le blanchiment d'argent, la fraude fiscale et la déshérence des contrats (2.76 milliards € d'épargne selon un récent rapport de la Cour des Comptes). Pour ce dernier point, les notaires pourraient consulter le fichier.

Cependant, il est ahurissant d'apprendre que la CNIL n'a pas été consultée sur le gestion de ce fichier. On peut s'attendre à des rebondissements sur l'application d'une disposition qui déplaît fortement aux assureurs.

Il s'agira également de vérifier si les contrats d'assurance vie collectifs d'entreprise (plans de retraite supplémentaires dits "article 83") restent à l'écart de cette disposition. Affaire à suivre.

Face à une nouvelle contrainte, on peut tout de suite chercher les stratégies d'éviction qui ne manqueront pas de se déployer. Une tendance paraît forte : la souscription de contrats à l'étranger. Car en effet, la loi contraint les assureurs français à déclarer les données de leurs clients, en revanche, s'agissant des contrats souscrits à l'étranger, ce sont les clients eux-mêmes qui devront déclarer les données au gestionnaire du fichier. Autant dire qu'il se passera un long temps avant que cela se passe ainsi. Donc, à mon avis, cette disposition va renforcer les plateformes de vente de contrats notamment luxembourgeois, par des filiales d'assureurs français installées sur place. Par ailleurs, cette disposition va renforcer la position concurrentielles d'assureurs étrangers pour vendre à des Français, notamment par Internet. Sauf à ce que nos voisins européens adoptent une législation de même nature. Auquel cas, les petits malins se déploieront sur des pays hors Union Européenne.

Manuèle Pennera